HISTOIRE DE LA BSPP

Au départ, un quasi-accident de l'histoire

Cliquez pour agrandir l'imageUn bal tragique auquel l'Empereur Napoléon Ier échappe de peu, mais où périssent une douzaine de ses proches. L'insuffisance du système de sécurité de l'époque, mise en évidence dans le procès-verbal dressé à la suite de ce drame, persuade Napoléon Ier de réorganiser et de professionnaliser la lutte contre le feu à Paris.

Par décret impérial du 18 septembre 1811, il confie cette mission à un corps militaire, le Bataillon de sapeurs-pompiers de Paris. A cette époque guerrière, en effet, seul le modèle militaire constituait un gage d'efficacité, d'où la décision de l'Empereur de militariser la première unité de pompiers professionnels de France, et peut-être même du monde.

Ce principe s'est ensuite peu à peu étendu aux corps de pompiers communaux composés de volontaires intégrés à leur tour dans la Garde Nationale. Cette sorte de milice bourgeoise armée, que d'aucuns considèrent comme un précurseur de l'actuelle réserve opérationnelle, a ensuite disparu en 1871.

De ce passé, il reste un patrimoine militaire commun aux pompiers civils et aux pompiers de Paris : L'uniforme (c'est le même, à la différence de la couleur des boutons…) Les galons et les grades (ce sont les mêmes que ceux de l'armée…) Le cérémonial (drapeau et sa garde, commandements….)

Politique

Pourquoi les pompiers de Paris sont-ils restés militaires, alors que la tendance était plutôt à la démilitarisation des corps de sapeurs-pompiers communaux après 1871 ? Pour répondre à cette question, il faut savoir en quoi le statut militaire diffère de celui de la fonction publique :

L'article 1° de la loi portant statut général des militaires précise en effet que la mission des militaires est certes de "préparer par la force des armes la défense de la patrie" ce qui explique pourquoi la BSPP est armée, mais aussi, "d'assurer les intérêts supérieurs de la Nation".

Or, Paris (et ses environs immédiats) constitue justement un cas particulier « d'intérêts supérieurs », que justifie la géographie et l'histoire de la capitale.

Géographiquement : en effet, et sur une faible portion du territoire national (770 Km²) sont concentrés un dixième de la population française, un quart de la richesse économique du pays, et surtout la totalité des centres de commande de l'Etat. La protection de cet ensemble dépasse le simple échelon de la collectivité territoriale pour devenir un enjeu national, d'où l'application du statut militaire aux pompiers de la capitale.

Historiquement : le passé de la capitale est jalonné de périodes de fortes turbulences (de la révolte du prévôt des marchands en 1358 à mai 1968 …). La puissance publique, consciente de la situation, a toujours été soucieuse de s'entourer ici d'un maximum de garanties pour être sûre du maintien de l'ordre. Aux côtés de la police, la gendarmerie est présente avec les 2 régiments de la Garde Républicaine, exclusivement consacrés à la sécurité des palais nationaux. La protection des biens et des personnes, en revanche, est entièrement dévolue à une grande unité militaire : la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris.

Source : www.bspp.fr

Éthique professionnelle du sapeur pompier de Paris

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Site mis à jour le samedi 31 décembre 2011